Covid 19 : quels impacts dans les bidonvilles ?

Julien Damon, sociologue et proche collaborateur de Futuribles depuis de nombreuses années, signe un article pour la fondation Jean Jaurès sur la lutte contre le coronavirus dans les bidonvilles.

Vivre dans un bidonville, explique Julien Damon, c’est manquer d’au moins l’une des aménités suivantes : un logement durable (c’est-à-dire permanent et résistant à des conditions climatiques extrêmes), une surface de vie suffisante (pas plus de trois personnes par pièce), un accès à l’eau potable, un accès aux services sanitaires, un logement stable (c’est-à-dire dont les occupants ne sont pas menacés d’expulsion). Difficile, dans ces conditions, d’appliquer les désormais célèbres gestes barrières.

Selon l’Organisation des Nations unies, les bidonvilles compteraient aujourd’hui (chiffres de mars 2020) un milliard d’habitants, soit un huitième de la planète. Dans son article, Julien Damon détaille la situation de quatre bidonvilles au temps du coronavirus : Dharavi, au cœur de Mumbai, qui s’étale sur 250 hectares avec 400 000 individus au kilomètre carré ; Kibera, au sud de Nairobi (connu comme le plus grand bidonville d’Afrique) ; Khayelitsha, qui s’étend sur plusieurs kilomètres de long, à l’est du Cap ; et Rocinha, l’une des plus célèbres favelas de Rio.

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