Thé Palabre à Aubervilliers, le 20 octobre 2018.

Organisé par le Grdr et la Ville d’Aubervilliers en partenariat avec Via le monde, sur le thème : « Objectifs de Développement Durable & Pacte Mondial des Migrations : quelle place pour les diasporas dans ces enjeux internationaux ? ».

Pourquoi ce thé palabre ?

Les « Objectifs de Développement Durable » (ODD), qui ont été adoptés par l’Organisation des Nations Unies (ONU) en septembre 2015, fixent 17 objectifs pour lesquels les états membres s’engagent, d’ici 2030, à mobiliser tous les moyens dont ils disposent afin de « mettre fin à toutes les formes de pauvreté, combattre les inégalités et s’attaquer aux changements climatiques, en veillant à ne laisser personne de côté ».

Plus récemment, le 19 septembre 2016, les Nations Unies ont adopté la « Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants ». Ce Pacte mondial offre une opportunité d’améliorer la gouvernance en matière de migrations, de faire face aux défis qui sont associés aux migrations d’aujourd’hui et de renforcer la contribution des migrants et des migrations dans le développement.

Cependant, alors qu’ils portent des enjeux internationaux, ces textes sont peu connus par les citoyen.ne.s. Raison pour laquelle s’informer et débattre de ces sujets dans le cadre d’événements publics apparait important !

L’atelier d’animation et de réflexion qui a eu lieu le 20 octobre avait justement pour objectifs de favoriser le partage d’expériences et le débat autour des idées reçues sur la relation entre « migration » et « développement » et de valoriser le rôle des personnes migrantes dans le développement « ici » et « là-bas ».

Pour arriver à ces objectifs, le thé palabres s’est déroulé en trois temps d’échanges.

Dans un premier temps, des experts ont témoigné de la diversité des migrations à Aubervilliers. Mirjana Banda Pavasovic de la Mairie d’Aubervilliers a ainsi présenté le travail qu’elle a réalisé en tant que chargée d’études socio-démographiques au sein de l’Observatoire de la Société locale de la Ville d’’Aubervilliers, où elle a pu réaliser un état des lieux de la population étrangère d’Aubervilliers en se basant sur des chiffres de l’INSEE.

Dans un deuxième temps, les participants étaient invités à rejoindre le « cercle des palabres » pour témoigner et partager leur expérience. De nombreux migrants, membres de diasporas et acteurs associatifs ont pris la parole pour exprimer leur ressenti.

Pour finir, réunis en petits groupes, les participants ont été amenés à réfléchir et s’interroger sur la voix qu’ils voulaient porter sur ces enjeux et sur les moyens possibles pour déconstruire les idées reçues sur les migrations. Ce qu’il en est ressorti c’est surtout le besoin de lier les politiques de coopération internationale au respect des règles de bonne gouvernance et de changer la perception que les gens ont des migrations. Il y a donc un besoin de communiquer sur les bienfaits que peuvent avoir les migrations sur le développement tant « ici » que « là-bas »…