De P à R

Du "Produit Intérieur Brut" à la "Richesse"

Produit intérieur Brut (PIB)
Le produit intérieur brut (PIB) est un indicateur économique très utilisé qui mesure les richesses créées dans un pays donné et pour une année donnée. Il est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et services dans un pays donné au cours d’une année donnée par les agents résidant à l’intérieur du territoire national. C’est aussi la mesure du revenu provenant de la production dans un pays donné. On parle parfois de production économique annuelle ou simplement de production.
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Produit Intérieur Doux (PID)
Le PID a été imaginé en 1999 par le Collectif pour un Québec sans pauvreté, dans le cadre d’un « Carrefour des savoirs sur les finances publiques ».
En cherchant à comprendre ce qu’était le Produit intérieur brut, les participants ont réalisé qu’une partie seulement de la richesse donne lieu à des échanges monétaires, et que seule cette partie est comptabilisée.
Nombre de richesses culturelles écologiques et sociales ne sont par reconnues comme telles par le PIB, mais font monter le PID. Le PID est un outil de prise de conscience de ce qui est aujourd’hui comptabilisé dans le PIB et de ce qui compte pour chacun mais n’est pas compté. Le PID est un outil de réappropriation par chacun de la notion de richesse, du droit de compter autrement.
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Protocole de Kyoto
La convention adoptée en 1992 sur le réchauffement climatique a abouti, en 1997, à la signature du protocole de Kyoto (Japon). A cette occasion, les pays riches se sont engagés à réduire pour 2010 leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2%.
Pour entrer en vigueur le protocole devait être ratifié par au moins 55 pays représentant au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre. Les Etats-Unis n’ont jamais signé ce protocole et ont même exiger de pouvoir acheter ou vendre leurs permis d’émission, créant ainsi un marché des droits à polluer !
Pour en savoir plus, consulter les sites relatifs à l’environnementet au développement durable.

Racisme
Ce terme désigne au départ une théorie de la hiérarchie des races qui pose en principe leur inégalité ou leur incommensurabilité fondamentale (théorie absolument dépourvue de tout fondement scientifique).
Le racisme ne se définit pas exclusivement comme construction théorique ou idéologique. Il se déploie également dans les attitudes (préjugés, stéréotypes) et dans les comportements (actes, pratiques voire institutions).
Il convient d’emblée de noter que ces trois dimensions du racisme (idéologie, préjugé, comportement) ne sont pas nécessairement régies par des liens de cause à effet. Ainsi le racisme-préjugé (sphère des opinions, des croyances) en tant que cause, n’aura t-il pas comme effet mécanique le racisme-comportement (pratiques de discrimination ou de persécution).
Dictionnaire des solidarités, Petite bibliothèque de la citoyenneté, 1998.
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Réchauffement climatique
La quasi-majorité des scientifiques s’accordent à dire que l’augmentation des gaz à effets de serre dans l’atmosphère va entraîner une modification du climat.
Ce réchauffement aurait pour effet la fonte des glaciers, la montée du niveau des mers et la modification des écosystèmes entraînant la disparition de nombreuses espèces végétales et animales. En fonction des régions, des évènements tels la sécheresse, des cyclones ou des inondations pourraient se multiplier, d’où l’urgence de réduire nos émissions de gaz à effets de serre.
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Régulation
Les drames sociaux induits généralement par la gestion des crises financières ont mis en évidence l’absence de cadre de régulation solide face à la mondialisation des marchés financiers". Aujourd’hui, la nécessité d’encadrer, de réguler, d’imposer des limites aux acteurs économiques et financiers est une des principales revendications de la société civle, reprise par certains décideurs politiques.
Source : Pour une gouvernance mondiale / CALAME Pierre, Edictions Charles Léopold Mayer, 2003

Révolution verte
La Révolution verte est une politique de transformation des agricultures des pays en développement (PED) ou des pays les moins avancés (PMA), fondée principalement sur l’intensification et l’utilisation de variétés de céréales à hauts potentiels de rendements.
Ce processus met l’accent sur la combinaison de facteurs essentiels que sont l’utilisation de variétés à haut rendement, d’intrants (NKP, soit des engrais ou produits phytosanitaires) et l’importance de l’irrigation.
Ce processus peut être résumé par la formule : RV = VHR + NKP + H2O, mettant l’accent sur la combinaison de facteurs essentiels que sont l’utilisation de variétés à haut rendement (VHR), d’intrants (NKP, soit des engrais ou produits phytosanitaires) et l’importance de l’irrigation (H20).
Le terme « révolution verte » désigne le bond technologique réalisé en agriculture au cours de la période 1944-1970, à la suite de progrès scientifiques réalisés durant l’entre-deux-guerres. Elle a été rendue possible par la mise au point de nouvelles variétés à haut rendement, notamment de céréales (blé et riz), grâce à la sélection variétale. L’utilisation des engrais minéraux et des produits phytosanitaires, de la mécanisation et de l’irrigation y ont aussi contribué. Elle a eu pour conséquence un accroissement spectaculaire de la productivité agricole (mais les estimations de cette augmentation restent encore très controversées[1]) et a permis d’éviter les famines catastrophiques, avec pour résultat une augmentation sans précédent de la population mondiale depuis 1950.
En revanche depuis le début des années 90, la communauté internationale reconnaît clairement les impacts négatifs de cette politique, tant au niveau économique, social ou encore environnemental.
En effet, la Révolution verte a souvent conduit à une accentuation des disparités sociales et dans certains pays a participé à une accélération de l’exode rural. Elle a également encouragé toutes les pratiques qui dégradent les sols et tuent la biodiversité. Cette prise en compte des effets secondaires liés à la Révolution verte a donné lieu en 1992 à la signature de la Déclaration de Rio par 189 pays. Un de ses volets "la convention sur la biodiversité écologique" a généré de nombreux plans d’actions nationaux de préservation de la biodiversité.

Richesse
Son étymologie renvoie à la même racine que la puissance (voir le mot « Reich » en allemand), où l’on retrouve l’ambivalence entre puissance créatrice et puissance dominatrice.
Entre la richesse matérielle que certains peuvent s’accaparer et la richesse culturelle qui ne se développe que dans la création partagée, on retrouve ces différences.
On le constate aussi par l’écart qui sépare la réponse aux questions : Qu’est ce qui compte (dans nos vies) ? Qu’est ce que l’on compte ?
Définition de Célina Whitacker (Projet SOL)
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