A

De "Actions extérieures des collectivités locales" à "AMAP"

Action extérieure des collectivités
Notion plus large que la coopération décentralisée qui inclut d’autres types d’interventions, par exemple l’aide d’urgence ou les actions de promotion économique ou culturelle des collectivités et de leurs territoires.

AGCS
L’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS, plus connu sous ses initiales anglaises, GATS) est un des accords évolutifs (les discussions sur les dates et modalités d’application se poursuivent), conclu au sein de l’OMC, pour régir le commerce international des services.
L’AGCS s’applique "à tout service qui n’est fourni ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs de services". Seules la police, l’armée et certaines attributions de la justice devraient, selon l’AGCS, échapper à la libéralisation.
L’AGCS concerne "l’ensemble des lois, arrêtés, règlements et procédures pris dans le domaine des services par les autorités nationales, régionales et locales". En remettant en cause le principe du service public, l’AGCS menace l’accomplissement des droits fondamentaux comme l’alimentation en eau, l’accès à l’éducation, à la santé, aux transports, à l’énergie, à des normes sociales. Au nom de l’AGCS, pourra également être déclarée illégale une subvention publique au théâtre de la région, à la bibliothèque municipale, à la restauration ou au transport scolaire, etc. C’est la raison pour laquelle plus de 1.000 collectivités territoriales se sont symboliquement déclarées "zone hors AGCS" et appellent à faire échec à cet accord.
Pour en savoir plus

Agenda 21 local ou territorial
Déclinaison, sur un territoire, du programme "Action 21" ("21" pour 21ème siècle) élaboré au Sommet de la Terre de Rio en 1992.
Un Agenda 21 local, départemental ou régional intègre une vision commune des problématiques et des atouts d’un territoire en matière de développement durable, identifie des enjeux, précise des orientations stratégiques et propose des plans d’action permettant d’atteindre les objectifs fixés.
Animée par une collectivité, la démarche nécessite un processus participatif continu et s’articule avec les différents échelons territoriaux.
En savoir plus …

Agriculture biologique
L’agriculture biologique constitue un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques soucieuses du respect des équilibres naturels.
Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants.
Propriété du Ministère de l’agriculture, la marque AB (Agriculture Biologique) est apposé sur des produits correspondant à un cahier des charges rigoureux, permettant aux consommateurs de mieux identifier les produits biologiques.
Pour en savoir plus

Agriculture vivrière
Se dit des cultures destinées à l’alimentation des populations locales en opposition aux cultures d’exportation, destinées à la vente vers l’étranger.
L’agriculture vivrière, visant à l’autosuffisance alimentaire des populations, est nécessairement une forme de polyculture souvent associée à l’élevage.
Elle s’oppose à l’agriculture industrielle, qui livre sa production comme matière première à des industries de transformation industrielle ou alimentaire, et aussi à l’agriculture commerciale qui est insérée dans un système de commercialisation à l’échelle nationale et internationale, et suppose une logistique adaptée (transport, silos de stockage...).
Pour en savoir plus

Agroécologie
Issue d’une démarche scientifique attentive aux phénomènes biologiques, l’agro-écologie associe le développement agricole à la protection-régénération de l’environnement naturel.
Elle est à la base d’un système global de gestion d’une agriculture multifonctionnelle et durable qui valorise les agro-systèmes, optimise la production et minimise les intrants.

Agroforesterie
C’est un système d’exploitation des terres agricoles qui associe sur les mêmes parcelles une production agricole annuelle (cultures, pâtures) et une production forestière.
L’agroforesterie tire partie de la complémentarité des arbres et des cultures pour mieux valoriser les ressources du milieu.

Aide publique au développement
On appelle aide publique au développement les dons ou les prêts consentis à des conditions financières privilégiées accordés par des organismes publics de pays industrialisés.
Il suffit donc qu’un prêt soit consenti à un taux inférieur à celui du marché (prêt concessionnel) pour qu’il soit considéré comme une aide, même s’il est ensuite remboursé jusqu’au dernier centime par le pays bénéficiaire. Les prêts bilatéraux liés (qui obligent le pays bénéficiaire à acheter des produits ou des services au pays prêteur) et les annulations de dette font aussi partie de l’APD. Outre l’aide alimentaire, on peut distinguer trois grands types d’utilisation des fonds ainsi dégagés : le développement rural, les infrastructures, l’aide hors projet (financement des déficits budgétaires ou de la balance des paiements). C’est ce dernier poste qui augmente le plus. Cette aide est " conditionnée " par la réduction du déficit public, la privatisation, la bonne conduite écologique, l’attention aux plus pauvres, la démocratisation, etc. Toutes ces conditions sont définies par les principaux gouvernements du Nord et le couple Banque mondiale/FMI. Cette aide passe par trois canaux : l’aide multilatérale, l’aide bilatérale et les ONG.
Définition proposée par le CADTM.

AMAP
Les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne sont destinées à favoriser l’agriculture paysanne et biologique.
Elles fonctionnent selon un "partenariat" entre un groupe de consommateurs et un agriculteur. Chaque semaine, l’agriculteur vient à la rencontre des consommateurs pour vendre des "paniers" composés de produits frais, de saison, souvent biologiques, cultivés localement et produits à partir de variétés végétales ou animales de terroir ou anciennes, à un prix équitable.
Les consommateurs s’engagent à acheter leur panier sur une période définie et garantissent ainsi un revenu fixe à l’agriculteur. Ce système assure la maintien de son activité agricole.