Ce processus peut être résumé par la formule : RV = VHR + NKP + H2O, mettant l’accent sur la combinaison de facteurs essentiels que sont l’utilisation de variétés à haut rendement (VHR), d’intrants (NKP, soit des engrais ou produits phytosanitaires) et l’importance de l’irrigation (H20).
Le terme « révolution verte » désigne le bond technologique réalisé en agriculture au cours de la période 1944-1970, à la suite de progrès scientifiques réalisés durant l’entre-deux-guerres. Elle a été rendue possible par la mise au point de nouvelles variétés à haut rendement, notamment de céréales (blé et riz), grâce à la sélection variétale. L’utilisation des engrais minéraux et des produits phytosanitaires, de la mécanisation et de l’irrigation y ont aussi contribué. Elle a eu pour conséquence un accroissement spectaculaire de la productivité agricole (mais les estimations de cette augmentation restent encore très controversées[1]) et a permis d’éviter les famines catastrophiques, avec pour résultat une augmentation sans précédent de la population mondiale depuis 1950.
En revanche depuis le début des années 90, la communauté internationale reconnaît clairement les impacts négatifs de cette politique, tant au niveau économique, social ou encore environnemental.
En effet, la Révolution verte a souvent conduit à une accentuation des disparités sociales et dans certains pays a participé à une accélération de l’exode rural. Elle a également encouragé toutes les pratiques qui dégradent les sols et tuent la biodiversité. Cette prise en compte des effets secondaires liés à la Révolution verte a donné lieu en 1992 à la signature de la Déclaration de Rio par 189 pays. Un de ses volets "la convention sur la biodiversité écologique" a généré de nombreux plans d’actions nationaux de préservation de la biodiversité.