En France, la loi Oudin, votée en février 2005, permet aux collectivités territoriales de prélever jusqu’à un centime par mètre cube d’eau environ sur la facture des usagers pour les consacrer à des projets de solidarité dans le domaine de l’eau et de l’assainissement.
La Ville de Paris est l’une des premières collectivités françaises à avoir appliqué cette loi, en créant, dès novembre 2005, un dispositif de solidarité internationale dédié à l’eau et à l’assainissement. Pour le mettre en œuvre, le budget voté par le Conseil de Paris est de 1 million d’euros par an. Peu de Parisiens le savent, mais en tournant leur robinet d’eau potable, ils permettent aux populations défavorisées du monde entier d’avoir accès à l’eau et à l’assainissement. Certes, leur contribution est minime –environ 60 centimes d’euro par an pour une famille de quatre personnes– mais avec l’adoption de cette loi, la Ville de Paris a soutenu 40 projets dans 20 pays (Afrique subsaharienne, Asie du Sud-Est et Asie centrale, Proche-Orient, Amérique latine), pour un montant de 2,8 millions d’euros, au profit de près d’un million de bénéficiaires.