L’AGCS s’applique "à tout service qui n’est fourni ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs de services". Seules la police, l’armée et certaines attributions de la justice devraient, selon l’AGCS, échapper à la libéralisation.
L’AGCS concerne "l’ensemble des lois, arrêtés, règlements et procédures pris dans le domaine des services par les autorités nationales, régionales et locales". En remettant en cause le principe du service public, l’AGCS menace l’accomplissement des droits fondamentaux comme l’alimentation en eau, l’accès à l’éducation, à la santé, aux transports, à l’énergie, à des normes sociales. Au nom de l’AGCS, pourra également être déclarée illégale une subvention publique au théâtre de la région, à la bibliothèque municipale, à la restauration ou au transport scolaire, etc. C’est la raison pour laquelle plus de 1.000 collectivités territoriales se sont symboliquement déclarées "zone hors AGCS" et appellent à faire échec à cet accord.
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